La sortie de la Galaxy Watch 7 en 2024 a suscité autant d’attentes que de questions. Samsung parvient-il à innover réellement ou se contente-t-il d’ajuster une formule qui fonctionne ? Après plusieurs semaines de test intensif, voici notre verdict détaillé sur cette montre qui hésite entre révolution et évolution prudente.
Sommaire
Design et caractéristiques physiques
Une élégance intemporelle
Dès le premier contact, la Galaxy Watch 7 séduit par son esthétique sobre. Samsung reste fidèle à son approche minimaliste avec ce modèle circulaire qui évite les excès de design. Un choix judicieux pour ceux qui recherchent une montre discrète au quotidien.
Les deux tailles disponibles (40mm et 44mm) couvrent la plupart des morphologies. Le modèle 40mm, particulièrement léger à 28,9 grammes, disparaît presque sur le poignet. Un avantage non négligeable pour le port prolongé, surtout la nuit lors du suivi du sommeil.
Un écran qui tire son épingle du jeu
L’écran Super AMOLED, c’est clairement la signature visuelle de Samsung. Avec une luminosité qui grimpe jusqu’à 2000 nits, autant dire que même sous un soleil de plomb, la lisibilité reste impeccable. Les noirs sont d’une profondeur remarquable, les couleurs claquent…
bref, l’affichage en met plein la vue. Évidemment, toute cette qualité visuelle a un revers : elle demande de l’énergie. Et ça, on en reparlera plus loin quand on abordera la question toujours délicate de l’autonomie.
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Robustesse et finitions
La certification IP68 et 5ATM permet sans crainte les baignades occasionnelles. Attention toutefois : contrairement à ce qu’on pourrait croire, cette montre n’est pas conçue pour la plongée en eau profonde. Un détail important pour les sportifs aquatiques.
Le bracelet silicone fourni d’origine fait son travail, mais transpire rapidement lors des séances de sport intensives. Heureusement, le système de fixation standard 20mm permet de le remplacer facilement. Un bon point pour la personnalisation.
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Performance et interface
Du muscle sous le capot
Samsung mise sur l’Exynos W1000 gravé en 3nm, une bête de course théorique. Dans les faits, la montre affiche effectivement une fluidité globale impressionnante. Mais quelques micro-lag persistent lors de l’ouverture d’applications gourmandes. Étonnant pour une puce si performante sur le papier.
Les 32 Go de stockage permettent d’emporter musique et photos sans compter. Une capacité généreuse comparée à la concurrence, même si l’utilité réelle reste à débattre pour la plupart des utilisateurs.
Une interface riche… peut-être trop ?
One UI 6.0 Watch sur Wear OS 5 offre une pléthore d’options. Trop peut-être. La courbe d’apprentissage s’avère plus rapide qu’attendue, surtout pour les nouveaux venus dans l’écosystème Samsung.
La navigation combine habilement écran tactile et couronne rotative. Un système intuitif une fois pris en main, mais qui demande quelques jours d’adaptation. Le genre de détail qui peut frustrer dans les premiers temps.
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Fonctionnalités santé et fitness
Un suivi santé complet
Le nouveau capteur BioActive impressionne par sa précision. Les mesures cardiaques et de SpO2 s’avèrent particulièrement fiables lors de nos tests comparatifs. Reste que, comme toutes les montres connectées, ces données doivent être interprétées avec prudence.
La détection d’apnée du sommeil approuvée par la FDA représente une vraie avancée. Mais son utilité réelle pour le grand public reste à démontrer. Un argument marketing fort, certes, mais est-ce vraiment un critère d’achat décisif ?
L’IA entre en jeu
Le « Score d’énergie » généré par Galaxy AI surprend par sa pertinence. Après quelques jours d’utilisation, les recommandations correspondent étrangement bien à notre ressenti. Une fonctionnalité qui passe du gadget à l’utile plus vite qu’on ne l’aurait cru.
Le suivi des AGEs (produits de glycation avancés) semble prometteur sur le papier. Dans la pratique, son implémentation manque encore de clarté. Difficile d’en tirer des conclusions pratiques pour améliorer son hygiène de vie.
Des capacités sportives inégales
La détection automatique d’activité fonctionne remarquablement bien pour la marche et la course. Le GPS double fréquence apporte une précision notable lors des parcours en ville. Mais les sportifs exigeants regretteront l’absence de métriques avancées disponibles chez des spécialistes comme Garmin ou Polar.
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Connectivité et écosystème
Une certaine indépendance
La version LTE (en option) permet de véritablement quitter son smartphone. Les appels sont étonnamment clairs pour une montre. Reste que taper des messages reste une expérience… disons particulière. On se surprend à préférer les réponses vocales ou prédéfinies.
Samsung Pay fonctionne parfaitement quand les terminaux sont compatibles. Une fonctionnalité pratique, mais qui ne remplacera jamais complètement un portefeuille pour les achats importants.
L’enfer des écosystèmes fermés
L’intégration avec les smartphones Samsung est exemplaire. Trop même. Les utilisateurs d’autres marques Android se sentiront clairement lésés par certaines restrictions artificielles. Quant aux iPhone, oubliez tout simplement cette montre. Un choix délibéré de Samsung qui limite son marché, mais renforce la cohésion de son écosystème.
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Le talon d’Achille : l’autonomie
Une endurance décevante
Malgré les promesses liées à la gravure en 3nm, l’autonomie reste le point noir. Les 30 à 40 heures annoncées s’avèrent optimistes dans des conditions d’utilisation normale. Compter plutôt sur 24 à 30 heures en réalité. De quoi nécessiter une recharge quotidienne, souvent au mauvais moment.
Le suivi du sommeil devient alors un casse-tête : recharger avant de dormir ? Ou accepter de perdre des données ? Un dilemme que Samsung devrait résoudre en priorité.
Problèmes logiciels en vue
Certains utilisateurs rapportent des soucis d’autonomie encore plus graves. Samsung a reconnu des « anomalies » et promis des correctifs. Mais comme souvent, ces mises à jour tardent à venir. La recharge lente (comptez 1h30 pour du 0 à 100%) n’arrange rien à l’affaire.
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Faut-il craquer pour la Galaxy Watch 7 ?
La Galaxy Watch 7 représente un compromis. Un excellent compromis, certes, mais un compromis quand même. Elle excelle dans de nombreux domaines : design soigné, écran sublime, suivi santé poussé. Mais elle trébuche là où on ne l’attendait plus : l’autonomie.
Pour les utilisateurs de smartphones Samsung cherchant une montre polyvalente, c’est probablement le meilleur choix actuel sous Wear OS. Les possesseurs d’une Watch 6 peuvent en revanche passer leur tour : les améliorations ne justifient pas la dépense.
Finalement, la Watch 7 ressemble à un produit de transition. Elle perfectionne ce que Samsung maîtrise déjà, sans poser de véritable rupture. Une stratégie prudente qui pourrait laisser la porte ouverte à des concurrents plus audacieux.
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